Une hypothèse sur un collègue, un projet ou une situation peut vite devenir notre grille de lecture. Dès lors, les informations qui vont dans notre sens semblent évidentes. Les faits qui l’invalident paraissent secondaires, isolés ou peu fiables.

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Le biais de confirmation influence la prise de décision au travail

Le biais de confirmation désigne notre tendance à sélectionner, interpréter et retenir plus facilement les éléments qui confirment une croyance déjà présente. Il ne s’agit pas de mauvaise foi. C’est un raccourci mental courant, qui nous aide à traiter rapidement beaucoup d’informations.

Au travail, il peut prendre des formes discrètes. Un manager peut se focaliser sur les retards d’une personne qu’il juge peu impliquée, tout en remarquant moins ses contributions. Une équipe peut défendre un projet en mettant en avant les données favorables et en écartant trop vite les signaux d’alerte.

« Avoir une conviction est utile. Savoir l’éprouver l’est tout autant. »

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Repérer les moments où notre regard se referme

Le biais est souvent présent lorsque l’on cherche d’abord des arguments pour défendre une position, lorsque les objections sont systématiquement attribuées à la résistance au changement ou lorsque l’on consulte uniquement les personnes qui partagent déjà notre point de vue.

Un signal simple consiste à se demander quelle information pourrait réellement nous faire changer d’avis. Si aucune réponse ne vient, il est possible que la décision soit déjà verrouillée avant même la discussion.

Cette vigilance ne demande pas de douter de tout. Elle permet de redonner une place aux faits, aux nuances et aux expériences différentes dans les décisions importantes.

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Chercher activement un contre exemple

Avant une décision, formulez votre hypothèse puis cherchez ce qui pourrait la contredire. Demandez vous par exemple : « Qu’est ce que je ne vois peut être pas ? », « Quelle lecture opposée serait défendable ? » ou « Qui pourrait m’apporter un point de vue différent et utile ? ».

En réunion, il peut être précieux de donner un rôle explicite à une personne chargée de questionner l’option privilégiée. L’objectif n’est pas de créer de l’opposition pour elle même. Il est de rendre la décision plus solide en examinant les angles morts avant d’agir.

Cette pratique demande un cadre de confiance. Elle est plus facile lorsque chacun peut exprimer un désaccord sans être réduit à une posture négative.

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Le coaching professionnel pour élargir son regard

Le coaching professionnel aide à prendre du recul sur les évidences qui structurent une situation. Il permet d’explorer une autre lecture des faits, d’identifier les présupposés en jeu et de tester des options plus ajustées.

J’accompagne les managers, les dirigeants et les personnes en transition qui souhaitent décider avec davantage de lucidité. Le travail ne consiste pas à abandonner ses convictions. Il consiste à les confronter avec respect à la réalité, aux autres et aux conséquences concrètes des choix envisagés.